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Le design thinking appliqué à la RSE, c'est une démarche de conception centrée sur les parties prenantes — collaborateurs, clients, partenaires, territoire — qui transforme les engagements responsables en solutions concrètes, testables et déployables. Contrairement à un audit RSE classique, il part des usages réels, pas des obligations réglementaires.

En 2026, la RSE n’est plus un sujet de conformité. La directive CSRD l’a officiellement installée dans les décisions business : investissements, accès aux marchés, notation ESG. Et pourtant, selon Bpifrance, 85 % des entreprises déclarent vouloir s’engager, mais seulement 30 % mettent en œuvre des actions concrètes. L’écart entre l’intention et le passage à l’acte reste immense.

Notre approche par le design ne produit pas de beaux rapports annuels. Elle construit des réponses qui tiennent, dans la durée, dans les usages, dans les équipes.

La plupart des stratégies RSE échouent pour la même raison : elles sont conçues par des experts pour des experts, pas par les personnes qui vivent les problèmes au quotidien. Un responsable RSE seul dans son bureau ne peut pas anticiper les besoins d’un ouvrier logistique, d’un client en situation de handicap ou d’un fournisseur en zone rurale.

Le design retourne le problème. Il commence par l’empathie, aller observer, questionner, écouter les parties prenantes avant même de penser à une solution. Comme nous l’expliquons dans notre article sur design thinking et expérience employé, cette phase d’immersion révèle des frictions que personne n’avait pensé à nommer, et des ressources que personne n’avait pensé à mobiliser.

Chiffres clés 2026

  • 83 % des dirigeants ont maintenu ou augmenté leurs investissements durables en 2025, motivés par l’alliance entre objectifs business et environnementaux (Deloitte, C-Suite Sustainability Report 2025).
  • 70 % des organisations n’associent pas leurs responsables RSE aux décisions liées à l’IA, un angle mort qui grossit à mesure que les outils IA consomment des ressources (WeCount, Tendances RSE 2026).
  • 75 % des Français estiment que les entreprises font de la RSE pour l’image plutôt que pour un impact réel. La méthode design est une réponse directe à ce déficit de crédibilité.

L’enjeu de l’inclusion illustre bien cette logique. En 2026, intégrer les seniors, les personnes en situation de handicap ou les jeunes des quartiers prioritaires n’est plus une politique de quotas, c’est un levier d’innovation et un critère d’attractivité des talents. Notre article sur le design inclusif détaille comment concevoir dès le départ pour tous les profils.

L’intelligence artificielle est devenue un sujet RSE à part entière. Selon les travaux de Carbone 4 cités par WeCount, une requête textuelle à un modèle d’IA générative émet environ 1,15 g de CO₂, six fois plus qu’une recherche classique. À l’échelle d’une entreprise qui déploie des dizaines d’outils IA, l’empreinte devient significative.

Pourtant, l’IA peut aussi réduire l’impact environnemental : optimisation énergétique des bâtiments, maintenance prédictive, gestion des flux logistiques. Le Pacte Mondial de l’ONU rappelle que la question n’est pas « faut-il utiliser l’IA ? » mais où, pourquoi et à quelles conditions. C’est un arbitrage de design stratégique.

Immersion terrain, entretiens avec les parties prenantes internes et externes, observation des usages réels. On ne part pas d’un référentiel, on part des personnes. Cette phase révèle souvent que les problèmes déclarés ne sont pas les vrais problèmes.

À partir des observations, on formule un défi de conception précis : pas « réduire notre empreinte carbone » (trop vague), mais « comment réduire de 30 % l’empreinte de nos emballages sans augmenter les retours produits d’ici 18 mois ? »

En demi-journée avec vos équipes, nous faisons émerger 2 à 3 directions actionnables. Pas des idées abstraites, des pistes réelles, ancrées dans les contraintes identifiées. C’est la différence entre l’intelligence collective et le travail solo. Découvrez comment cela fonctionne sur notre page ateliers créatifs.

Un prototype RSE, ça peut être un nouveau process de reporting co-construit avec les opérationnels, un serious game pour embarquer les équipes, ou un service redessiné autour des besoins des personnes en situation de handicap. L’essentiel : que ce soit testable avant d’être déployé.

On teste, on ajuste, on mesure. Les indicateurs ESG définis par la norme ISO 26000 ne sont pas juste des cases à cocher pour la CSRD, ce sont des outils de pilotage qui permettent de corriger le tir en temps réel.

Nous avons conçu Mission RSE : Un Futur Responsable, un serious game immersif qui fait vivre ces 5 phases en conditions réelles. En une demi-journée, vos équipes explorent les enjeux RSE de votre entreprise, identifient les leviers d’action et construisent ensemble un premier plan d’engagement.

Retrouvez aussi notre livre blanc sur l’approche du design et de la RSE pour approfondir la démarche.

La RSE n'est plus portée par une seule fonction. Elle se diffuse dans les achats, la finance, les opérations, l'innovation. Le designer est la personne qui fait le lien entre tous ces silos.

Quelle est la différence entre une apliquation d'une méthodolie design pour la RSE et un audit RSE classique ?

Combien de temps dure un accompagnement design RSE avec design9 ?

L'IA peut-elle être utilisée dans une démarche RSE par le design ?

Oui, à condition de piloter son usage avec les mêmes critères que n’importe quel choix RSE : valeur ajoutée réelle, empreinte environnementale maîtrisée, absence de biais discriminatoires. Le AI Act européen impose d’ailleurs une logique proche de la RSE pour les systèmes à haut risque.

La démarche est-elle adaptée aux PME qui ne sont pas encore soumises à la CSRD ?

Qu'est-ce que l'analyse terrain en design stratégique ?